LES TROIS PETITS VIEUX QUI NE VOULAIENT PAS MOURIR
Une histoire particulière
« Aujourd’hui…
C’est une journée très particulière. »
Ernest, Stanislas et Désiré se réveillent plutôt de bonne humeur, ils se chamaillent bien un peu mais pas plus que d’habitude.
Arrive une lettre : « Aujourd’hui c’est le dernier jour. Votre vie est finie. »
La première surprise passée, les trois clowns décident de faire comme si de rien n’était : « Et puis quoi encore ? C’est n’importe quoi ! »
Puis vient la colère, c’est tout simplement impossible. C’est un gag. Les trois amis n’ont « absolument pas le temps de mourir ».
D’ailleurs ils ont décidé de « vivre éternellement », seule- ment voilà… Il faudra bien, au bout du compte… quitter la scène.
Mais avant ça, il reste le temps de se demander à quoi res- semble la mort, où on va après, et ce qu’il faut emporter et bien sûr si on a eu une belle vie.
Il reste surtout le temps de découvrir ce qui donne du sens à la vie : l’amour, l’amitié et la joie d’avoir vécu ensemble.
Un texte riche et sensible
Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir est une pièce à la fois poignante et joyeuse qui explore des thèmes universels avec une touche de burlesque et une grande profondeur émotive.
Elle s’adresse à un public familial et offre aux acteurs une base solide pour une interprétation riche de sens et de sentiments.
Le texte, ouvert, rythmé, composé de répliques courtes et percutantes, offre une diversité de significations et des jeux de langage propices à un théâtre vivant et dynamique : répétitions, allitérations, énumérations sont autant d’occasions de jouer avec la langue et avec les émotions.
Les didascalies de la pièce ouvrent un vaste champ de possibilités sonores et visuelles qui ne sont pas de simples ajouts mais participent pleinement à la narration et à l’ambiance de la pièce. De ce fait, le jeu physique tient une place essentielle, avec des scènes où les trois personnages s’emmêlent dans des situations burlesques, offrant des moments de rire et de légèreté.
Cela n’empêche pas les comédiens de déployer la palette émotionnelle de leur jeu. Car la pièce décrit avec humour mais aussi tendresse le cheminement des trois personnages principaux de l’incrédulité face à la mort à une acceptation sereine.
Les étapes intermédiaires (colère, refus joyeux, peur, tristesse) sont dépeintes avec une sincérité touchante, permettant une empathie immédiate avec les personnages.
Trois petits clowns
En lisant le texte de Suzanne van Lohuizen, j’ai immédiatement voulu mettre en scène trois clowns.
A l’image des célèbres Fratellini, j’ai imaginé Stanislas, l’intellectuel, en clown blanc sérieux et réfléchi ; Ernest, le bougon en Auguste magnifique ; enfin Désiré, le rêveur, en contre-pitre extravagant, .
J’ai voulu rendre hommage aux clowns de la piste mais aus- si à leur répertoire. Leurs « entrées » se marient ici harmonieusement avec le texte. Le public retrouvera des clins d’œil à « la chambre hantée » ou à « l’entrée du restaurant » et à d’autres encore, jouées avec les accessoires typiques et démesurés des clowns de cirque.
Nos trois clowns habitent leur loge, inspirée de celle des Fratellini à Médrano. Une foule d’accessoires, leur table à maquillage, quelques valises, un divan, un paravent et un rideau rouge menant « ailleurs » constituent leur cocon, leur maison mais aussi leur terrain de jeu, leur terrain de rêves.
Car si la pièce traite de la mort, elle parle surtout de l’amitié et elle célèbre la vie. Elle met en lumière ce qui rend l’existence précieuse. Elle parle aussi de continuité : si les clowns « partent » à la fin du spectacle, ils restent des légendes qui inspireront de futurs clowns.
J’espère que le public sera embarqué dans un voyage poignant et joyeux à la fois, une ode à la vie qui rappelle que chaque instant, même face à l’inévitable, mérite d’être vécu pleinement et avec joie.
Un terrain de rêve
Constituée de meubles anciens chinés et d’objets de récupération hétéroclites, le décor rend également hommage à la grande époque du cirque. La maison dans laquelle se déroule le spectacle n’est autre que la loge de nos trois clowns.
Là, s’entassent les souvenirs, les costumes, les chapeaux et maquillages mais aussi les accessoires, instruments de musique et autres objets qui témoignent d’une longue carrière et permettent aux trois compères de jouer, rêver et créer.
Comme dans la tradition des clowns de piste, les accessoires ont été construits par les comédiens, leur permettant de faire apparaître ici une série de mouchoir magiques, là des fleurs qui se plantent toutes seules, mais aussi de préparer un petit-déjeuner à la verticale, de faire disparaître une théière, de planter des clous imaginaires avec un marteau démesuré.
Le divan central se transforme à volonté en lit pour trois, bateau de guerre, lieu de pique-nique loufoque ou même en barricade.
Les murs tendu de toiles beiges, le paravent sépia et les nombreuses malles et valises parsemées d’étiquettes des villes visitées parlent d’itinérance et de fragilité et renforcent l’atmosphère nostalgique et poétique du spectacle.
Désiré fait un tour de magie de clown dans le spectacle pour enfants « Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir »
Prochaine date
Orly (94), Centre Culturel Aragon Triolet
27 janvier – 10h et 14h30 – scolaires
28 janvier – 14h30
Le spectacle pour enfants « Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir » en résumé
Public : enfants à partir de 6 ans, niveau école élémentaire
Résumé : Trois clowns se révoltent quand ils reçoivent une lettre les informant que leur mort est arrivée.
Thèmes : Clowns, mort, vie, philosophie, musique, trompette, théâtre, autrice contemporaineLieux de représentation : Lieux de représentation : théâtres, centres culturels, médiathèques, écoles élémentaires , MJC, maisons de quartier, salles polyvalentes, comités d’entreprise…
