spectacle pour enfants

Spectacles jeune public

Le budget

Nous n’allons pas ici vous faire un cours sur la constitution du coût d’un spectacle. Ce serait long, fastidieux, et ce n’est pas votre problème, mais plutôt le nôtre. Le sujet étant néanmoins parfois brûlant, il peut être utile quand même de faire un tour rapide de la question, du point de vue de celui qui achète un spectacle.

Au-delà du prix de cession lui-même, qui dépendra de nombreux facteurs (nombre de personnes sur scène, complexité des décors et des costumes, …), vous devrez faire face à des éléments de coût qui, s’ils ne sont pas anticipés, peuvent s’avérer problématiques pour le programmateur occasionnel, pas forcément au fait des pratiques de la profession.

Le premier point qu’il vous faudra considérer, ce sont les frais éventuels de restauration et d’hébergement. C’est un sujet dont vous devrez parler avec vos prestataires. Certains, comme nous, s’accommoderont de repas de cantine ou pris en votre compagnie, d’autres exigeront des défraiements au tarif syndical. Certains accepteront d’être logés chez l’habitant ou dans un hôtel simple avec un confort limité, d’autres exigeront des conditions d’hébergement plus pointues… Pensez donc à inclure ces sujets dans vos négociations dès le départ, faute de quoi, il pourrait s’ensuivre un imbroglio pas forcément agréable à démêler…

Pour plus de détails sur les montants des défraiements, voyez le site du SYNDEAC.

Dans la même idée, pensez que si vous êtes loin de votre prestataire, il peut être amené à vous facturer des déplacements. Ce qui peut faire monter singulièrement le prix de la prestation si vous faites appel à des compagnies qui se déplacent, comme nous, avec d’importants décors et costumes.

Par ailleurs, prenez garde aux fiches techniques de vos prestataires : certaines compagnies ont des exigences techniques fortes et ne sont pas équipées pour les remplir. Si notre compagnie est équipée et se contente parfois de lieux qu'il faut équiper entièrement, il n’en est pas toujours de même et vous pourriez vous retrouver à devoir louer du matériel…

Dernier point, mais non des moindres : les droits d’auteurs et droits voisins. Qu’est-ce que c’est que ça ? Tout simplement ce qui permet de rémunérer les auteurs, compositeurs et éventuellement interprètes des œuvres diffusées. Pensez à demander à la compagnie s'il y a des droits d'auteurs à régler, et le cas échéant, à intégrer ces éléments dans votre budget en amont ! Il est très désagréable de devoir payer 10 à 20% du prix d’achat après coup si on ne l’a pas budgété à l’avance. Et si les sociétés de perception de droits telles que la SACEM ou la SACD sont parfois longues à solliciter les responsables du paiement des droits, il est rares qu’elles laissent passer un événement sans demander que les droits d’auteurs soient payés. C’est leur métier d’éplucher la presse locale ou les sites internet pour savoir ce qui s’est passé dans leur secteur de compétence.

Si vraiment vous n’êtes pas habitués à cela et que vous souhaitez être sûrs dès le début de ce que vous coûtera le spectacle que vous prenez, vous pouvez négocier avec votre prestataire que les droits d’auteurs et droits voisins soient inclus dans le prix de cession. Pour vous, le résultat sera sensiblement le même, et vous aurez une certitude quant au coût final de la prestation que vous aurez alors achetée.

Retour à l'article principal : « Comment bien choisir un spectacle pour enfants ? »

 

Article publié le 17 octobre 2019