
En décembre 1998 naît « Conte en vrac », une version burlesque et interactive de Blanche-Neige, où les comédiens ont de fréquents trous de mémoire et une fâcheuse tendance à jouer le conte... en vrac !
Cette première création témoigne d'une volonté de la compagnie de proposer au jeune public un spectacle interactif, insolent et burlesque. Les acteurs dialoguent avec le public qui fait partie intégrante de la pièce.
« Conte en vrac » donne alors l'occasion aux acteurs, formés à l'école du clown, du théâtre gestuel et du spectacle de rue, d'exprimer leur sens de l'improvisation et de la répartie dans un grand respect du public.
En se faisant acteur-conteur, le narrateur permet aux plus petits de passer de l'histoire qu'on leur raconte le soir au spectacle vivant.

Au printemps 2007, « L'empereur et le rossignol » d'après Andersen est créé.
L'empereur vit tranquillement dans son magnifique palais où il martyrise gentiment son indispensable chambellan, lorsqu'il apprend qu'un rossignol enchante tout le monde dans son jardin... sauf lui. Il le fait venir et est à son tour enchanté. L'arrivée d'un rossignol mécanique vient bousculer ce bonheur fragile.
C'est à la confrontation du vrai et du faux que nous invite ce conte. Andersen y aborde avec simplicité des thèmes forts, représentatifs de la condition humaine, comme la solitude, l'ennui, la peur de la mort, la liberté et bien sûr, puisqu'il s'agit d'un conte, le pouvoir de vaincre la mort par la musique.
Il parle de nous, de notre propension à nous contenter de la répétition, à rejeter la nouveauté et le changement. Il illustre la force et la beauté de la liberté, il parle de cadeau, de don, de la vie et donc de la mort aussi.

Courant 2008, Nathalie Saugeon, acceptant l'invitation des Globe Trottoirs, écrit « Drôle de frousse ! » que la compagnie présente au public au printemps 2009.
Une vieille sorcière usée mais encore vindicative et un ogre famélique se retrouvent à la retraite, enfermés dans un asile. Les deux créatures décident de s’évader pour terroriser une dernière fois les braves gens et jettent leur dévolu sur une petite maison où réside, pour les vacances, une petite fille nommée Nina. Seulement voilà ! Ce ne sont pas les monstres qui font peur à la petite Nina, mais sa tante Pissenlit.
Comme toujours, Nathalie Saugeon écrit par touches, comme un tableau impressioniste. Si la peur est le sujet central, il ne se résume pas à la peur des monstres. Dans cette pièce, chaque personnage a peur de quelque chose : peur de vieillir, de ne plus être utile, de ne plus faire peur, d'une tante acariâtre, ou tout simplement des mouches ou du vide.
Présenté sous une forme burlesque, ce spectacle aborde également des thèmes variés comme l'amour, la vieillesse, la maladie, le respect dû aux enfants ou le passage d'un âge à l'autre.

En 2001, la Compagnie crée « Il faut sauver le Prince Epidabor », un conte moderne et interactif, dans lequel, une petite fille espiègle plonge dans l'univers fantastique d'internet à la recherche du Prince Epidabor, prisonnier de la méchante Yakapa.
Comme dans tous les contes de fées, il s'agit d'un voyage dans un monde magique, peuplé de personnages mystérieux, drôles, bienveillants ou méchants.
Seulement, voilà... Nous aimons la comédie, le détournement, le non sens. Alors le héros n'a d'héroïque que le costume, la méchante est amoureuse, le moteur de recherche est fou, le virus est gentil et le site monstrueux chante des berceuses.
Comme dans tous nos spectacles, c'est donc avec humour que nous invitons notre public au voyage.

Le troisième spectacle de la compagnie, « Sacré Silence », de Philippe Dorin, voit le jour en 2004. Lumpe, vendeuse de sons rencontre Echo qui, tantôt moqueuse tantôt bienveillante fait son boulot... d'écho.
Déroutée par l'attitude de cet étrange personnage, Lumpe va tout essayer: le dialogue, le mépris, la séduction, la violence, la fuite... Après bien des difficultés, les deux protagonistes finiront par se comprendre et ne pourront plus vivre l'une sans le souvenir de l'autre.
Cette pièce nous amène à nous questionner sur le sens du langage et du silence. Au-delà des mots, « Sacré Silence » entraîne le spectateur dans l'univers des émotions et du non-dit où, comme en musique, le silence se joue au même titre que la note. De la confrontation des deux personnages naissent l'harmonie et le rythme.
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Mis à jour le 07/09/2010 |